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Femmes entrrepreneures les punies de la crise

Femmes entrepreneures les punies de la crise

Le 06/10/2021

Dans Entrepreneuriat féminin

Une réalité, des solutions

L’état des lieux
La crise liée à la pandémie est non seulement révélatrice des difficultés de la majorité des femmes entrepreneures mais elle réduit également à néant des années de progression selon les économistes de la Banque mondiale. Bien sûr, il y a des exceptions, des femmes qui ont su profiter de cette crise pour développer leurs entreprises, notamment dans le numérique et dans la transformation, mais, hélas, la grande majorité se retrouve fragilisée, que ce soit en Europe, aux USA ou dans les pays à revenu plus faible.

Quels que soient les origines et le pays, les femmes entrepreneures ont vu leur situation se dégrader.

C’est, encore aujourd’hui, pour les mêmes raisons :
•    Des écarts de salaires accrus et une charge mentale supérieure aux hommes sur l’organisation domestique 
•    Des préjugés sexistes persistants, notamment dans le monde financier qui freinent les projets entrepreneuriaux des femmes en matière de financement
•    Des activités professionnelles moins valorisées

Des écarts de salaires accrus et une charge mentale supérieure aux hommes sur l’organisation domestique
En France, l’APEC affirme dans son bilan annuel de 2020 que l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes cadres s’est accru. 
Les femmes ont, en 2020, gagné en moyenne 15 % de moins que les hommes - et 8% à poste équivalent pour cause de travail partiel majoritairement féminin. 
En 2019, ce chiffre était de 13 %. 
Cet écart est essentiellement lié à l’augmentation des salaires dont les hommes bénéficient plus que les femmes. 
Celles-ci ont davantage télétravaillé que les hommes, ce qui induit automatiquement une articulation des temps bien plus complexe.
Identifiée depuis longtemps, la charge supplémentaire non rémunérée touchant les femmes s’est encore aggravée pendant la pandémie et freine leur évolution professionnelle.

Des préjugés sexistes persistants, notamment dans le monde financier qui freinent les projets entrepreneuriaux des femmes en matière de financement 
En France, selon le baromètre SISTA & BCG, malgré une légère amélioration par rapport à 2019 sur les prêts d’amorçage, la situation se dégrade.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « Au global, les investisseurs continuent de privilégier les équipes masculines, qui représentent près de 85% des startups financées et plus de 91% des fonds levés en 2020. » contre 83% en 2019 pour 90% des fonds.
Et cela semble s’aggraver encore en 2021.
Au cours des huit premiers mois, les entreprises comptant uniquement des femmes fondatrices n'ont levé que 2,2% de tous les fonds de capital-risque aux US, selon les données de Crunchbase. C'est un pourcentage inférieur à celui des cinq années civiles précédentes.
Il est fort à parier que les chiffres français ne seront pas meilleurs.
A noter que, lorsque les entrepreneures parviennent à financer leurs projets, les montants levés sont plus faibles.

La note positive, toujours selon Crunchbase, est que le montant réel de l'argent alloué à ces startups est en augmentation. 
Au premier semestre 2021, les startups fondées par des femmes (uniquement) ont levé 2,6 milliards $. 
Si la tendance actuelle se poursuit cette année, le montant levé est en passe d'être le plus élevé depuis cinq ans, et bien plus que les 3,2 milliards $ levés en 2020. 

La note moins optimiste est qu’en fait les financements globaux ont considérablement augmenté, mais, en terme de valeurs, la part allouée aux financements des projets féminins a certes augmenté mais moins que celle destinée aux hommes.

 

Des activités professionnelles moins valorisées
Les femmes sont en effet les plus représentées dans des secteurs d’activités moins gratifiants : tourisme, hôtellerie, commerce de détail, éducation, services à la personne.
Le choc de la pandémie a été bien plus violent dans ces secteurs et se répercute de facto sur les activités économiques des femmes.

 

Des pistes d’amélioration
Solutions locales pour une inégalité mondiale !
A l’instar du documentaire de Colin
e Serreau, « Solutions locales pour un désordre global », les investissements doivent se faire localement, en s’adaptant à la structure économique et sociologique.
Ayant déjà réalisé des travaux d’expérimentation de 2018 à 2020  pour la Fondation LDigital en partenariat avec Pôle Emploi dans la Région Auvergne Rhône-Alpes, j’ai pu constater qu’une bonne insertion des femmes dans le tissu économique n’est possible qu’à la condition d’une adéquation avec les territoires dans lesquels elles évoluent
Autrement dit Il faut s’adapter aux besoins, aux contraintes et aux opportunités de chaque ville ou village.
Collectivement, la situation du territoire sélectionné doit être prise en compte :
●    Les distances géographiques
●    Le profil des femmes 
●    Les besoins des entreprises s’ils existent
●    Le climat social

Les réseaux sociaux, sources d’information et d’échanges, sont une piste importante pour travailler efficacement à améliorer la situation des femmes dans le tissu économique.

Une autre opportunité à saisir pour les femmes entrepreneures est de se faire accompagner spécifiquement en cas de création ou de développement de leur propre activité. 
A cet effet, j’ai créé des offres spécialement conçues pour elles, qui, outre leur donner les clefs techniques et des outils adaptés, leur permettent de prendre ou reprendre confiance et espoir dans leurs projets professionnels. Retrouvez ces offres ici.

 

Conclusion
Il est donc urgent d’investir davantage pour changer les mentalités, mieux partager le travail non rémunéré et accompagner les femmes à prendre leur part dans l’entrepreneuriat qui reste encore discriminant.

Les femmes pourront ainsi, comme les hommes, participer à la reprise et déployer toute leur puissance pour le bien de tous et ne seront plus les punies de la crise mais de vraies contributrices !