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Plus de femmes dans la Fintech

Plus de femmes dans la fintechPour plus de femmes dans la Fintech !

Article inspiré du rapport de France Fintech, Arkéa et le cabinet Roland Berger.

Les 16, 17 et 18 mai 2019 se tenait à Paris le salon de Viva Technologie où les femmes dans la technologie – la tech - étaient mises à l’honneur.

 

A cette occasion, des femmes représentatives du secteur de la Fintech étaient présentes, un domaine où elles sont encore trop peu nombreuses. Pour rappel, la Fintech est un secteur où les startups entendent faire bouger les lignes de la finance grâce aux nouvelles technologies, ces deux secteurs restant bien masculinisés.

En effet, selon le rapport de France Fintech, Arkéa et le cabinet Roland Berger, en 2017, les femmes représenteraient seulement 12% des équipes dirigeantes. Les femmes ont donc encore un long chemin à parcourir avant de briser totalement le plafond de verre. C’est le constat que l’on peut dresser aujourd’hui. Cependant, des solutions existent et le contexte actuel tend à être favorable à une augmentation des femmes dans la Fintech.

  • Constat : le manque de femmes dans la Fintech : seulement 9% de femmes fondatrices de startups dans la fintech

Alors que le secteur de la Fintech est en plein essor, les femmes françaises sont peu représentées dans ce domaine avec seulement 33% des effectifs.

Mais quelles sont donc les raisons d’un tel écart ? Au moins quatre :

  1. L'acccès aux filières scientifiques où les garçons sont plus orientés que les filles…

Entre 2014 et 2015, la part des élèves-ingénieures en formation initiale (bien qu’en hausse) était d’environ 29%. Pourquoi un tel fossé ? Les filles seraient-elles dotées de moins d’aptitudes scientifiques ? Alors qu'elles sont pourtant 46% à sortir du lycée avec un bac S en poche, l’écart entre les étudiants ingénieurs et les étudiantes ingénieures se creuse. Le décrochage s’opère donc dans le post bac où elles sont moins incitées à continuer dans une voie scientifique que les hommes.

  1. Des secteurs bancaires et financiers à l’origine plutôt mixtes… mais qui deviennent hermétiques aux femmes quand on gravit les échelons.

Mais pourquoi n’y a-t-il que peu de femmes dans le top management ? D’une part les femmes subissent les effets du plancher collant et du plafond de verre. (Des mots qui se réfèrent au ménage ! ) Autrement dit elles restent souvent cantonnées au même poste en début de carrière et n’arrivent pas à monter dans la hiérarchie. D’autre part, les femmes font des levées de fonds beaucoup plus faibles que leurs homologues masculins. Par exemple, les femmes sont parvenues à lever 142,5 millions d’euros (ce qui est déjà une somme conséquente) mais qui représentent seulement 7% du budget global des fonds alloués aux projets de création d’entreprise dans la Fintech

  1. Tout s’aggrave à l’arrivée des enfants 

Parce que le congé paternité est beaucoup plus court que celui de la mère (au plus grand désarroi de beaucoup de papas), il ne nuit pas à la carrière des hommes, alors que celle des femmes marque un temps d’arrêt momentanément. A cela s’ajoute « une charge mentale » due au fait qu’une femme cherche à mener seule de front les tâches quotidiennes, la vie de famille et une carrière professionnelle.

  1. Une autocensure des femmes et parfois un manque d’ambition dû à des facteurs psychologiques intériorisés depuis l’enfance.

 En effet, il apparaît que les femmes ont beaucoup moins confiance en elles (mais pourtant pas moins d’idées !) quand il s’agit d’entreprendre et sont souvent touchées par le « syndrome de l’imposteur ». Les femmes auraient l’impression de ne pas mériter leur poste ou leur succès et auraient donc plus de mal à valoriser leurs réussites.  

« Il faut en finir avec le syndrome de l'imposteur qui est encore plus fort dans l'entrepreneuriat », insiste Alain Clot, président de France Fintech.

Il est prouvé, en effet, que la mixité en entreprise favorise son efficience puisque la performance des startups dont l’équipe fondatrice est mixte, est supérieure de 63%. Le secteur doit donc tendre vers une plus grande participation des femmes en entreprises.

  • Les solutions

Toujours selon le même rapport, plusieurs axes de développement sont envisagés pour réformer la Fintech et laisser plus de place aux femmes :

  1. L’éducation et la formation.

Nécessité de former plus de femmes aux métiers de la finance et du numérique et les encourager à s’orienter vers des voies scientifiques. Pour cela, le gouvernement a d’ailleurs annoncé un objectif de 40% de filles inscrites dans les filières scientifiques d’ici 2022.

  1. Le financement 

Il est un élément clé pour lancer un projet. Sans financement pas de projet…Et pas de projet…Pas de projet !  Réformer l’accès au financement est donc crucial et suit deux voies.

La première consiste à favoriser plus de mixité au sein des événements et des pitchs qui promeuvent les start-ups (salons, incubateurs, etc…). A ce titre, Willa et Rothschild & Co ont lancé le programme “Willa Women in Fintech” premier programme d’accompagnement dédié aux femmes entrepreneures et aux équipes mixtes de la Fintech. La seconde est celle de favoriser plus de mixité au sein des fonds d’investissements, comme le réseau Femme Business Angels qui vise à l’empowerment des femmes.

Plus que jamais, MyAnnona accompagne des femmes entrepreneures pour démystifier la recherche de financement notamment avec les nouveaux outils qu’offre la finance digitale (crowdfunding, crowdlending, crowdequity).  

« A ce titre, les incubateurs et accélérateurs de startups ont un rôle crucial à jouer puisqu’ils sélectionnent et accompagnent au plus près de la réalité vécue par les entrepreneurs » explique Alain Clot, président de France Fintech.

  1. L’environnement professionnel 

Il est impératif de lutter contre les écarts salariaux qui étaient encore de 9% en 2018. Depuis le premier mars 2019, les entreprises sont tenues d’être plus transparentes et de publier « un index de l’égalité ». Même si cette loi ne sanctionne pas les startups de moins de 50 employés, ces bases de données permettront d’établir une réalité des inégalités hommes-femmes. Une autre étape vers un environnement professionnel plus mixte serait d’établir un congé pour s’occuper des enfants à temps égal entre les deux conjoints. Cependant, la situation reste délicate d’un point de vue du coût de ce congé paternité. 

  1. Informer et déconstruire les biais cognitifs 

 Des logiciels de recrutement avec des algorithmes sont dénoncés parce qu’ils reproduiraient à outrance les inégalités déjà existantes. La Commission Européenne a donc recommandé la création de plans de certifications pour les algorithmes et les IA.

 

Conclusion : Le manque de femmes dans la Fintech est flagrant et constitue un véritable problème tant sur le point de vue de la mixité que sur le point de vue de la performance des structures. Aujourd’hui, des mesures sont prises par des entreprises, des associations, des fondations comme La Fondation LDigital et le gouvernement pour aller dans le sens d’un plus grand nombre de femmes dans la Fintech et pour les encourager à porter leur projet. Nous sommes sur la bonne voie !

 

  • Portrait de femmes dans la Fintech 

  • Au-delà des femmes emblématiques comme Céline Lazorthes fondatrice de la cagnotte Leetchi, Axelle Lemaire ex-secrétaire d’état chargée du numérique, Caroline Thelier ou encore Fleur Pellerin on retrouve des femmes dans la Fintech qui méritent d’être mises en avant :

Les internationales :

  • Rania Belkahia, présidente et fondatrice d’Afrimarket, une start-up française qui souhaite révolutionner le transfert d’argent vers l’Afrique et qui a été récompensée par le « coup de cœur » de Challenge en 2019
  • Brigitte Baumann qui se concentre sur le métier du capital-risque, au travers de sa plateforme de financement participatif GoBeyond.

Et bien plus encore…

  • Caroline Lamaud, fondatrice et présidente du conseil d’administration d’Anaxago.
  • Thérèse Torris consultante et rédactrice sur « la finance pratique » et la Fintech
  • Christine Lejoux, une journalise de référence en France qui écrit sur tout ce qui porte sur les innovations financières.
  • Delphine Cuny, rédactrice en chef adjointe Banque/Finance chez la Tribune qui vient de publier un article sur « si on régule les Fintech comme des banques, elles mourront », re-twitter par Juliette Raynal, journaliste finance à la Tribune
  • Aurore Galves Orjol, Digital Strategist et Blockchain Explorer qui vient de fonder avec 4 associés, Leonod, une entreprise spécialisée en cryptographie et en Blockchain.

Beryl Bès et Léa Pouget

Source : Etude réalisée par l’association France FinTech, Arkéa et le cabinet Roland Berger
https://techfoliance.fr/fintech-monde/europe/les-5-femmes-fintech-de-france/
https://www.forbes.fr/femmes-at-forbes/pourquoi-la-fintech-naime-pas-les-femmes/
https://www.rolandberger.com/fr/Publications/Mixit%C3%A9-dans-la-FinTech-o%C3%B9-sont-les-femmes.html
https://techsnooper.io/avec-le-female-founder-challenge-les-femmes-de-la-tech-seront-a-lhonneur-lors-du-vivatech-2019/
https://techfoliance.fr/fintech-monde/europe/les-5-femmes-fintech-de-france/
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/si-on-regule-les-fintech-comme-des-banques-elles-mourront-817166.html

 

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