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Enquête femmes et entreprenariat

Femmes et entreprenariat

Zoom sur… les chiffres clés de l’entreprenariat féminin selon l’étude de la Veuve Clicquot !

Etude réalisée sur un échantillon de 10,171 personnes dans cinq pays différents (Royaume Uni, France, Afrique du Sud, Japon et Hong Kong)

Enquete femmee et entreprenariatEn moyenne, en France, l’entrepreneure type est une femme mariée qui habite en région parisienne, possède au minimum un bac+2, gagne moins de 40k par an, a dans la trentaine et décide de créer sa propre entreprise (au contraire d’en reprendre une déjà créée). Vous connaissez cela par cœur.

Cependant, pas question de coller à cette moyenne pour se lancer ! En vérité l’étude montre aussi qu’une entrepreneure française ça pourrait être vous ou moi.
Une jeune diplômée, une maman de 4 enfants, une personne en reconversion professionnelle, avec ou sans argent, avec ou sans mari et qui peut vivre aux quatre coins du monde. L’essentiel c’est d’arriver à lancer son projet, d’y croire et de trouver un modèle économique. Sur cette note positive, regardons les chiffres d’un peu plus près

I/Devenir entrepreneure 

Vouloir créer son entreprise

Bien que les femmes accordent plus d’importance que les hommes au fait d’être leur propre patron (72% vs 65%), elles sont seulement 28% à vouloir devenir entrepreneure en France. (Mesdames lancez-vous pour faire remonter ces statistiques !)

Prendre des risques

En France, 53% des femmes considèrent que la prise de risque liée à l’entreprenariat ne vaut pas les avantages qu’apporte la réussite (contre 48% des hommes).
Mais cela reste une exception française. En effet, les femmes semblent être moins frileuses face au risque au Royaume-Uni (38%), en Afrique du Sud (44%), au Japon et à Hong-Kong (48%).
Cependant, si on creuse un peu plus on se rend compte qu’aujourd’hui le problème n’est pas le manque de confiance en elles. Non, elles ne se sentent pas moins légitimes que les hommes pour le poste qu’elles occupent 26% vs 26%). Non, elles ne sont pas plus sujettes au syndrome de l’imposteur que les hommes (20% vs 24% pour les hommes).
En fait, l’étude tend à démontrer que les femmes françaises sont très pragmatiques et réalistes. Elles ont juste une certaine aversion au risque (peur de mettre en danger leur équilibre familial, leur situation financière) qui est tout à fait justifié.

…mais raisonnablement

Nous y voilà :  l’entrepreneure décide de lancer son projet et de consacrer toute son énergie à celui-ci !
Attention, lâcher son travail du jour au lendemain pour se consacrer à son rêve c’est génial, prévoir un plan B en cas d’échec, c’est indispensable.

Selon les cas, il lui faut engager sa famille aussi bien financièrement que physiquement lorsqu’elle crée son entreprise.
C’est pourquoi il faut aussi rester prudent. Engager de l’argent peut conduire à hypothéquer sa maison ou pire encore à la perdre.
Tout le travail est d’arriver à contrôler ce risque : calculer sa perte acceptable, s’inscrire à pôle emploi pour ne pas rester sans revenu, trouver des missions en CDD…
Être entrepreneure c’est aussi connaître les risques de son projet et en assumer les conséquences.

II/ S’affranchir des barrières structurelles et mentales

Les femmes ont l’impression d’avoir plus de barrières à surmonter que les hommes…

Les femmes entrepreneures n’ont pas accès à toutes les ressources nécessaires. Elles ont en effet besoin d’un accès aux réseaux (Pour 72% des femmes aspirant à l’entreprenariat, avoir un réseau de femmes entrepreneures est essentiel).

  • Un soutien financier est indispensable. Lever des fonds est un vrai défi pour les femmes du monde entier : pour 41% (48% en France !) de celles qui aspirent à l’entreprenariat, les hommes sont plus crédibles que les femmes dans cet exercice.
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  • Le partage de la charge mentale s’impose afin de laisser du temps aux femmes pour se consacrer à leur projet. Heureusement, aujourd’hui, on est en bonne voie dans les nouvelles générations qui prennent conscience de l’importance d’un équilibre familial.

Les femmes ont besoin de rôles modèles ! Il faut les inspirer ! Pas forcément avec des exemples de femmes inatteignables comme Liliane Bettencourt ou Kim K mais des femmes auxquelles on peut s’identifier : Rania Belkahia (AfriMarket), Raodath Aminou (Optimiam), Julie Chapon (Yuka), Loubna Ksibi (Meet my Mama) et bien d'autres .....

III/L’argent c’est bien, le sens c’est mieux

Les motivations à créer son entreprise aujourd’hui : redéfinition des valeurs

L’argent est toujours un aspect motivant pour créer son entreprise. Cependant, selon cette étude c’est loin d’être la première raison.

Pour 63% des femmes, être son propre patron dans son entreprise est la première source de motivation.
Pour 59% des femmes françaises, 50% pour les hommes, il faut aussi donner un sens à sa vie, à son entreprise (inventer quelque chose pour améliorer le quotidien des personnes, trouver une innovation éthique ou écologique).
Pour 29% des femmes françaises, 37% pour les hommes, c’est l’occasion de vivre une expérience formidable (une grande aventure parsemée d’embuches !).
L’argent n’arrive qu’à la quatrième position, aussi bien pour les femmes que pour les hommes (27% pour les deux).

Conclusion : Les femmes françaises sont en bonne voie pour réussir !
Elles ont toutes les cartes en main pour faire grandir leur projet et elles ont confiance en elles.
Même si elles ont encore des barrières à franchir (réseau, finance, charge mentale) les choses évoluent petit à petit et elles ont conscience du problème et des risques.
Aujourd’hui, elles accordent beaucoup d’importance à être leur propre patron et à trouver un sens à leurs projets. Elles sont pragmatiques et réfléchies et trouvent des solutions de repli avant de s’engager pleinement dans leur projet.

En bref, elles ont toutes les qualités pour réussir ! #VeuveClicquotxWomen

Léa Pouget et Beryl Bès

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