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Transition numérique : la place des femmes

Table ronde et travaux expérimentaux

Le 23 janvier,  au sein de l’Université Lumière Lyon 2, j’ai eu l’honneur de participer aux travaux expérimentaux et à une table ronde dans le cadre de la journée d'études SMARTLAB sur le projet "AURA PMI".

 

Cet événement, organisé par le laboratoire de recherche Coactis, portait sur les défis de la transformation numérique pour les PME et ETI dans une perspective de développement durable et soutenable.

L’arrivée du numérique dans le fonctionnement des entreprises de la région pose aujourd’hui des questions essentielles :

Comment va-on pouvoir assurer la pérennité, l’efficacité, la pertinence et la durabilité d’une entreprise, dans un contexte concurrentiel mondial où les modèles économiques traditionnels sont remis en question ?

Comment les outils numériques peuvent-ils devenir une opportunité de construire ce nouveau monde de manière plus équitable, respectueuse des êtres vivants et de cette planète qui nous accueille ?

Le sujet de la place des femmes dans le numérique a été également abordé.

En effet, trop peu de jeunes femmes choisissent de s’orienter vers les métiers du numérique, par méconnaissance, par manque de modèles auxquels s’identifier ou par autocensure.

► Pour exemple marquant ; les écoles de développement informatique ne comptent en moyenne que 6% de femmes !

Il est indispensable d’inverser cette tendance car ces métiers façonnent le monde dans lequel nous allons vivre.

Logiquement, les hommes occupant majoritairement ces métiers, ils conçoivent inconsciemment des produits et des services mieux adaptés …. aux hommes. Pour un monde le plus riche possible, il faut une meilleure représentativité des femmes dans tous les corps de métiers, y compris les plus techniques. 

D’où l’importance du travail que nous réalisons au sein de la Fondation LDigital : la communication sur l’accessibilité de ces métiers aux jeunes filles, ainsi qu’aux femmes, de tous âges, en reconversion professionnelle,

Les métiers du numérique sont l’opportunité pour les femmes d’avoir des carrières professionnelles épanouies, des professions passionnantes et des opportunités économiques non négligeables, dans un contexte de forts besoins en recrutement de la part des entreprises.

L’égalité économique souhaitable (dont nous sommes encore loin !) entre les hommes et les femmes se joue donc également à ce niveau.

Confiant dans la capacité des entreprises à s’adapter à leur environnement, l’intervenant Alexandre Perga, président du Cercle des Jeunes Dirigeants de Lyon, admet cependant que le vrai défi est d’œuvrer pour que la mise en place d’outils numériques ne crée pas plus de contraintes qu’elle ne résout de problèmes.

Un des freins à la transformation numérique est bien souvent la question du coût et donc du financement de ce virage stratégique pour les PME.

Dans ce sens, nous avons la chance d’avoir dans notre Région l’ENE dont la mission est d’améliorer la compétitivité et favoriser l’innovation des PME et TPE d’Auvergne-Rhône-Alpes en développant l’usage du numérique,

La problématique du financement des femmes souhaitant entreprendre dans le numérique a été également abordée et pose une vraie question car les femmes dirigeantes d’entreprises vont pouvoir avoir un impact positif sur le développement de cet écosystème.

C’est l’objectif de nombreux réseaux féminins comme FCE France, pour lequel j’anime la commission SVP Finance au niveau national, du collectif SISTA, du réseau « Femmes Business Angels » et la raison d’être de ma plateforme de conseils en financement MyAnnona

Au sein même d’une entreprise, dans un projet de développement d’activité, cette transition numérique fait que la stratégie financière devient un nouvel outil de transformation globale de l’entreprise et des usages en impliquant l’ensemble des services de l’entreprise, le marketing, la communication, la data et bien sûr la finance. 

Sur ce sujet, Gaëtan de Sainte Marie, dirigeant de la PME Centrale et de Qantis a pris la parole pour montrer du doigt un élément qui pose problème, selon lui, dans la structure des entreprises.

Pourquoi la formation des femmes et hommes n’est-elle pas considérée au même titre que les investissements matériels ? Il propose de pouvoir passer en amortissement certains salaires pour des besoins en formation des salariés, aujourd’hui, seule la recherche fondamentale le permet.

Enfin, j’ai été particulièrement surprise des résultats de l’expérimentation qui a mis en centre des préoccupations du groupe de travail (72 propositions) le facteur humain mais considère encore comme exogènes les enjeux de la transition énergétique.

► Pour exemple et en visionnant les conférences très intéressantes de Françoise Berthoud ou en lisant le livre « L’écologie Numérique » de Eric Vidalenc, on apprend que le numérique représente aujourd’hui 10% de notre consommation électrique et entre 3 et 4 % des émissions de gaz à effet de serre, que les métaux rares de nos smartphones ont des impacts écologiques méconnus,

Et les exemples sont pléthore.

Le numérique est finalement un grand pollueur invisible et je pense que nos institutions n’ont pas pris l’ampleur du sujet, d’où l’intérêt de ces rencontres, ateliers ou conférences comme celui-ci.

Ces échanges ont été pour moi une grande source d’inspiration et ont renforcé mes convictions d’inclure à tout prix les femmes dans la transformation numérique et énergétique des entreprises, pour un développement durable et soutenable de notre société.

Beryl BES

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