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Le crowdfunding immobilier en plein boom

Crowdfunding immobilier

Après les secteurs artistique, d'innovation,  sportif, socio-économique, celui de l'immobilier se rapproche de plus en plus du financement participatif

Pour bien comprendre ce nouvel outil pour financer l’immobilier, remontons d’abord aux origines du crowdfunding ! Arrivé aux Etats-Unis en 2006, le financement participatif s’est depuis développé sous une multitude de formes en France depuis 2008. Don avec ou sans contrepartie, prêt, investissement en obligations ou en actions, le crowdfunding rime avec diversité et parfois confusion .... 
En plus de ces trois familles, de nombreuses plateformes à thème existent. Vous pouvez tout à fait trouver des sites sur le sport, le vin, ou encore l’agriculture ! Mais aujourd’hui, nous allons nous focaliser sur un secteur qui est en train d’exploser, le crowdfunding immobilier ! 

Un secteur qui ne fait que croître

C’est en 2014 que le crowdfunding immobilier a commencé réellement à se développer.

Découvrons cette nouvelle façon d’investir dans l’immobilier.

Pour faire simple, des plateformes de crowdfunding spécialisées dans l’immobilier, ou non d’ailleurs, proposent différents programmes, soit vendus en VEFA (Vente en l’Etat Futur d’Achèvement) soit des projets de rénovation. Les internautes peuvent ainsi financer ou refinancer les fonds propres de tout type de projet immobilier et leur permettre de voir le jour.

Aujourd’hui, environ 30 plateformes de crowdfunding ont un pôle immobilier, ou sont spécialisées dans ce secteur. Depuis 2014, sur les plateformes actives en France, 579 projets ont été financés, et 189 ont été remboursés. Dans la continuité de ce développement, 252 868 849 euros ont été récoltés, preuve du développement du secteur ! 

Le crowdfunding immobilier, un milieu qui attire…

Investir dans le secteur immobilier via le crowdfunding est donc très tentant. En effet, les taux de rendement varient entre 9% et 12%. En 2016, pas moins de 15 millions d’euros avaient été remboursés. En 2017, ce chiffre a connu une augmentation de 120%, s’est élevé à 33 millions d’euros.

En 2017, en plus d’un taux de rendement annuel de 9,9%, qui est quasi-identique cette année avec 9.7% la durée moyenne d’un placement était de 18 mois, ce qui est court. Obtenir pratiquement 10% du montant investi (en plus de ce dernier) en un an environ est une opportunité rare de nos jours !

Avec 86 millions d’euros collectés au premier semestre 2018, le crowdfunding immobilier passe en tête. Le montant des fonds collectés par plateformes a augmenté de 72% par rapport au premier semestre 2017, permettant de financer presque 50% de projets en plus.

Pour autant, il faut veiller à privilégier les plateformes qui sont gérées par des professionnels de l’immobilier. Ils proposent leurs projets, ou leurs sélections. Cela représente un atout au moment où un investisseur doit accorder sa confiance à une plateforme, à un promoteur et à un projet.

… mais qui présente des risques

Comme un investissement immobilier classique, ce domaine nécessite de faire appel à des professionnels aguerris du métier, sachant qu’en aucun cas il n’y a de garantie sur le capital.

La particularité de ce secteur, est qu’en moyenne, en 2017, une personne a investi 4900 euros dans un projet. Il s’agit d’une somme importante par rapport aux sommes investies dans d’autres projets de crowdfunding. Il faut ainsi avoir la possibilité de pouvoir perdre un tel montant sans se mettre en danger financièrement.

Impossible de ne pas parler de l’affaire Terlat qui est à ce jour la première ombre au tableau. Le 6 janvier 2017, le groupe Terlat a annoncé la mise en redressement judiciaire de sa société mère Retome et de la filiale Terlat Industries. De ce fait, Anaxago et Wiseed, qui hébergeaient sur leurs plateformes des projets de Terlat, n’ont racheté que certains programmes via leurs fonds propres. Conséquence ? Certaines personnes ayant investi dans des projets du groupe ont perdu leur argent car Terlat était dans l’incapacité de rembourser les investisseurs.
Ce cas illustre parfaitement le risque du crowdfunding immobilier. Pour rappel, la plupart des plateformes ne sont que des intermédiaires entre un promoteur et des investisseurs. Ces derniers doivent essayer de s’assurer de la fiabilité du projet et de celui qui le propose.

Pour la première fois, le baromètre du crowdfunding 2018 publie le taux de retard. Celui-ci est de 11.3% : sur les 221 projets arrivés à échéance, 25 projets sont toujours en attente de remboursement. Affaires à suivre..

Quel avenir pour le crowdfunding immobilier ?

Pour l’année 2018, les prévisions indiquent 150 projets supplémentaires remboursés, soit  55 millions d'euros. Autrement dit, le crowdfunding immobilier se porte très bien. En outre, les institutionnels commencent à mettre un pied dans ce milieu et devraient continuer à affluer en masse pour financer des projets immobiliers. La foule ne serait donc plus seule à utiliser des plateformes de crowdfunding pour investir dans les projets de différents opérateurs immobiliers. Le crowdfunding immobilier est en plein essor, et cela ne devrait pas s’arrêter de sitôt.

Parrallèlement, un cadre réglementaire a été mis en place pour le crowdfunding locatif. Ceci permet aux plateformes de proposer des produits d'investissement locatif et de venir en concurrence directe des SCPI.

Au 1er octobre, Homunity est d’ailleurs le premier acteur du crowdfunding immobilier à obtenir l’extension de son agrément CIP (conseiller en investissement participatif) auprès de l’Autorité des marchés financiers pour se positionner sur le marché du locatif, qui représente plus de 50 Mds€ en France. Il ne va pas rester seul longtemps.

Au final, les épargnants qui souhaitent prendre des risques pour augmenter la rentabilité de leurs investissements peuvent s’orienter vers ces plateformes de crowdfunding, De nos jours, les livrets A et autres produits bancaires offrent des rentabilités proches de 0. Les taux de rendements très généreux proposés attirent mais le risque de perdre le capital investi est bien présent.

La prudence est de mise !

Beryl Bès avec l’aide de Paul Morillon

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