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Boom sur le crowdfunding immobilier

Crowdfunding immobilier

Quand le crowdfunding s'intéresse à l'immobilier ou l'inverse

Après les secteurs artistique, entrepreneurial, d'économie locale ou d'innovation internationale, l'immobilier voit dans le crowdfunding et sa souplese une nouvelle opportunité d'interaction rentable mais risquée ....
Découvrez l'histoire, le concept et l'avenir de cet outil innovant de financement.

Petit rappel sur les origines du crowdfunding avant de rentrer dans le vif du sujet !

Popularisé en 2006 dans le magazine américain Wired, le financement participatif s’est depuis développé sous une multitude de formes. Don avec ou sans contrepartie, prêt, investissement, le crowdfunding rime avec diversité.
En plus de ces trois familles, de nombreuses plateformes à thème existent.
Vous pouvez tout à fait trouver des sites sur le sport, le vin, ou encore l’agriculture ! Dans cet article point de football, ou de vin rouge, mais un focus sur un secteur qui est en train d’exploser, le crowdfunding immobilier ! 

Un secteur qui ne fait que croître

C’est en 2014 que le crowdfunding immobilier a commencé réellement à se développer. Découvrez cette nouvelle façon d’investir dans l’immobilier.

Pour faire simple, des plateformes de crowdfunding spécialisées dans l’immobilier ou non proposent différents programmes, soit vendus en VEFA (Vente en l’Etat Futur d’Achèvement) soit des projets de rénovation. Les internautes peuvent ainsi financer ou refinancer les fonds propres de tout type de projet immobilier et leur permettre de voir le jour.

Aujourd’hui, 30 plateformes de crowdfunding ont un pôle immobilier, ou sont spécialisées dans ce secteur. Depuis 2012, sur les plateformes actives en France, 579 projets ont été financés, et 189 ont été remboursés. Dans la continuité de ce développement, 252 868 849 euros ont été récoltés, preuve du développement du secteur ! https://www.hellocrowdfunding.com/immobilier/actualites/bilan-du-financement-participatif-immobilier-en-2017

https://www.hellocrowdfunding.com/immobilier/plateformes/

Le crowdfunding immobilier, un milieu qui attire…

Investir dans le secteur immobilier via le crowdfunding est donc très tentant. En effet, les taux de rendement varient entre 9% et 12%. En 2016, pas moins de 15 millions d’euros avaient été remboursés. En 2017, ce chiffre a connu une augmentation de 120%, s’est élevé à 33 millions d’euros.

En 2017, en plus d’un taux de rendement annuel de 9,9%, la durée moyenne d’un placement était de 18 mois, ce qui est court. Obtenir pratiquement 10% du montant investi (en plus de ce dernier) en un an environ est une opportunité rare de nos jours !

Pour autant, il faut veiller à privilégier les plateformes qui sont gérées par des professionnels de l’immobilier. Ils proposent leurs projets, ou leurs sélections. Cela représente un atout au moment où un investisseur doit accorder sa confiance à une plateforme, à un promoteur et à un projet. https://www.boursorama.com/patrimoine/actualites/le-crowdfunding-pour-investir-differemment-dans-l-immobilier-81157e2b807bc5397708ccad4135a03d

… mais qui présente des risques

Comme un investissement immobilier classique, ce domaine nécessite de faire appel à des professionnels aguerris du métier, sachant qu’en aucun cas il n’y a de garantie sur le capital.

La particularité de ce secteur, est qu’en moyenne, en 2017, une personne a investi 4900 euros dans un projet. Il s’agit d’une somme importante par rapport aux sommes investies dans d’autres projets de crowdfunding. Il faut ainsi avoir la possibilité de pouvoir perdre un tel montant sans se mettre en danger financièrement.

Impossible de ne pas parler de l’affaire Terlat qui est à ce jour la première ombre au tableau. Le 6 janvier 2017, le groupe Terlat a annoncé la mise en redressement judiciaire de sa société mère Retome et de la filiale Terlat Industries. De ce fait, Anaxago et Wiseed, qui hébergeaient sur leurs plateformes des projets de Terlat, n’ont racheté que certains programmes via leurs fonds propres. Conséquence ? Certaines personnes ayant investi dans des projets du groupe ont perdu leur argent car Terlat était dans l’incapacité de rembourser les investisseurs.
Ce cas illustre parfaitement le risque du crowdfunding immobilier. Pour rappel, la plupart des plateformes ne sont que des intermédiaires entre un promoteur et des investisseurs. Ces derniers doivent essayer de s’assurer de la fiabilité du projet et de celui qui le propose.

Quel avenir pour le crowdfunding immobilier ?

Pour l’année 2018, les prévisions indiquent 150 projets supplémentaires remboursés, soit  55 millions d'euros. Autrement dit, le crowdfunding immobilier se porte très bien. En outre, les institutionnels commencent à mettre un pied dans ce milieu et devraient continuer à affluer en masse pour financer des projets immobiliers. La foule ne serait donc plus seule à utiliser des plateformes de crowdfunding pour investir dans les projets de différents opérateurs immobiliers. Le crowdfunding immobilier est en plein essor, et cela ne devrait pas s’arrêter de sitôt.

Et le futur du crowdfunding immobilier avec les bruits de couloirs ?. Un cadre réglementaire serait en cours de définition pour le crowdfunding locatif. Ceci permettra aux plateformes de proposer des produits d'investissement locatif et de venir en concurrence directe des SCPI.

Les épargnants qui souhaitent prendre des risques pour augmenter la rentabilité de leurs investissements peuvent s’orienter vers ces plateformes de crowdfunding, De nos jours, les livrets A et autres produits bancaires offrent des rentabilité proche de 0. Les taux de rendements très généreux proposés attirent mais le risque de perdre le capital investi est bien présent.

La prudence est de mise !

ZOOM FISCALITE
Le 1er janvier 2018, la Flat tax a également fait son entrée en jeu. Cette taxe prévoit que les revenus issus du crowdfunding immobilier soient taxés à un taux unique de 30%. Désormais, l’investisseur en crowdfunding immobilier aura le choix entre 2 modes d’imposition : le prélèvement forfaitaire unique de 30% (flat tax),  soit 17,2% de prélèvement sociaux (hausse de 1,7 points versus 2017) et 12,8% pour l’impôt  ou le barème (fiscalité classique).
Pour des investisseurs fortement imposés, ceux qui ont un taux marginal d’imposition supérieur à 14%, cette taxe est donc  avantageuse. Prenons le cas d’une personne dans la tranche de 30% : avec la fiscalité classique, l’investisseur serait taxé à hauteur de 45,16%, tandis que la Flat tax ne lui permet d’être imposé qu’au taux unique de 30%.
Quant aux investisseurs avec un TMI inférieur à 14%, ils doivent opter pour la fiscalité classique et son taux de 17,2%. Pour ces derniers, la Flat tax n’apparaît donc pas comme un avantage. https://www.immocratie.com/la-flat-tax-une-fiscalite-avantageuse-pour-le-crowdfunding-immobilier/

Beryl Bès et Paul Morillon

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